Mythes et réalités

De nombreux mythes côtoient des faits surprenants au sujet de l’exploitation sexuelle des enfants.

 

Certains de ces mythes sont utilisés par les délinquants pour justifier leur conduite.

Mythe 1: "Certaines cultures n’ont pas les mêmes tabous au sujet des rapports sexuels avec les ados (ex. Thaïlande, Cambodge). C’est accepté là-bas. Je n’aurais pas de rapports sexuels avec des mineurs ici, mais c’est correct si je le fais à l’étranger – c’est différent là-bas."

Réalité:  L’activité sexuelle avec les enfants et les jeunes n’est pas une composante acceptable de n’importe quelle culture. L’esclavage sexuel est souvent le résultat, sur les familles et les enfants, des conditions de pauvreté ou de conflits armés. De nombreux ados, filles et garçons, sont dupés et forcés à vivre dans la prostitution. Ce n’est pas un choix. C’est de la violence.

Mythe 2: "Certains ados et enfants sont sexuellement provocateurs avec les adultes. Ça veut dire qu’ils sont à l’aise avec les contacts sexuels."

Réalité:  Les enfants et les jeunes qui ont été agressés sexuellement peuvent avoir des attitudes sexuellement provocantes. Même si cette attitude peut ressembler à une invitation et à une demande de contact sexuel avec l’adulte, elle n’est que le symptôme de leur victimisation. Ils ont appris que la façon de recevoir de ‘l’amour/attention’ des adultes est de s’engager sexuellement. Ce comportement est un signe que cet enfant/ado a besoin d’aide et devrait être protégé au lieu d’être encore exploité et victimisé.

Mythe 3: "Se livrer à des activités sexuelles avec un(e) ado mineur(e) n’est pas si grave que ça. Ce n’est pas toujours facile de déterminer l’âge et plusieurs adolescents mentent sur leur âge."

Réalité:  Un adulte qui se livre à des activités sexuelles avec un(e) ado est un agresseur d’enfant. Il revient à l’adulte de connaître l’âge de son(sa) partenaire sexuel(elle). Si vous n’êtes pas certains, présumez qu’il(elle) est mineur(e).

Mythe 4: "Mes actions n’auront pas d’impact significatif sur la protection des enfants."

Réalité:  Vos actions peuvent avoir un impact réel sur la protection des enfants. Par exemple, à ce jour, les signalements de la population à Cyberaide.ca ont mené à au moins 80 arrestations et 43 enfants ont été retirés du milieu où ils subissaient des sévices. Si vous tombez sur des cas de : pornographie juvénile (images ou autre matériel d’agressions sexuelles), leurre par internet, exploitation d’enfants par la prostitution, tourisme pédosexuel ou traite d’enfants, signalez-le à  Cyberaide.ca.

Mythe 5: "La pornographie juvénile n’est pas un problème si grave."

Réalité:  Depuis sa création, Cyberaide.ca a reçu plus de 53,000 signalements de la population dont 90 % concernait de la pornographie juvénile. Cyberaide.ca a également produit un rapport sur les images d’agressions sexuelles d’enfants, dans lequel on analysait 4 110 images différentes, signalées par la population, entre septembre 2002 et mars 2009. Cette recherche démontre que 82,1 % des images représentent des enfants de moins de 12 ans et que toutes ces images représentent des agressions sexuelles graves.

Si vous rencontrez ce type d’images, ne les ignorez pas. Signalez-les à Cyberaide.ca et vous pourriez avoir un impact réel sur la protection des enfants.

Mythe 6: "Regardez de la pédopornographie n’a pas de conséquences sur les enfants et peut empêcher ceux qui la regardent de passer à l’acte."

Réalité:  La pornographie juvénile devrait plus justement s’appeler « images d’agressions pédosexuelles » puisqu’elles représentent des scènes de crimes réels, où des enfants se font agresser. Regarder de la pédopornographie est illégal.

De plus, regarder ces images contribue à la demande de production et met d’autres enfants à risque.

Souvent, les enfants dont les images d’agressions sexuelles ont été affichées sur le web sont hantés par la pensée que ces images ne puissent jamais être éliminées et ils se sentent violés à répétition lorsqu’ils pensent qu’on les regarde encore et encore.

Rien ne permet de supposer que le fait de regarder de la pédopornographie empêche les agressions sexuelles d’enfants. Au fait, pour certains délinquants, ces images peuvent renforcer le désir d’agresser un enfant en personne.

Besoin d’aide?

Si vous êtes un agresseur ou que vous pensez à des activités sexuelles avec des enfants, il y a de l’aide.

Arrêtez la demande. Cherchez de l’aide.